7ᵉ édition du Café Femme Leader : Représentativité des femmes dans les partis politiques : une question de leadership ou de structure ?

Samedi 22 mars 2025, la grande salle de l’École Polytechnique d’Abomey-Calavi a accueilli la 7ᵉ édition du Café Femme Leader, placée sous le thème : Représentativité des femmes dans les partis politiques : une question de leadership ou de structure ?

Dans une ambiance chaleureuse, militants.es, étudiants.es et responsables associatifs ont pris part à un riche panel composé de Nouratou Zato KOTO-YERIMA, Directrice pays de la Friedrich Ebert Stiftung Bénin🇯du Dr De-Laure Laurent FATON, enseignant-chercheur et membre du parti Bloc Républicain, et de DAGUEGUE Bernice Armelle, chargée de projet à l’IGD.

« On ne part pas de zéro, mais on part de loin » dixit Nouratou Zato KOTO-YERIMA pour planter le décor. Pour elle, la faible présence féminine n’est pas qu’une question de quotas mal appliqués ; c’est surtout le résultat d’organisations partisanes construites par et pour les hommes depuis des décennies. Elle a plaidé pour une refonte des statuts internes, la transparence des financements et le soutien d’alliés masculins volontaires pour bousculer les vieilles habitudes.

Au fil des échanges, les panélistes ont mis en lumière les freins invisibles qui maintiennent les femmes hors des cercles où tout se décide : normes socioculturelles tenaces, stéréotypes de genre, manque de moyens financiers et, détail révélateur, ces fameuses réunions politiques à des heures indues où la moitié du pays ne peut décemment se rendre. Dr FATON a baptisé cela « la nuit politique » comme le symbole d’un jeu fermé où l’argent et les réseaux pèsent plus que le mérite, appelant les femmes à renforcer leurs compétences et leur pouvoir économique pour arracher leur place au sein des partis.

Dans la même veine, Armelle DAGUEGUE a souligné le poids des violences physiques, psychologiques et la nécessité de créer des espaces sûrs au sein des partis. Elle a défendu des politiques inclusives qui tiennent compte des réalités féminines, la mise en place de quotas bien surveillés et la visibilité des femmes comme modèles pour les générations suivantes.

Pour transformer ces paroles en actes, WoPAs a lancé sur place une pétition (https://chng.it/kPd9Qv8yp8) exigeant au moins 35 % de femmes aux élections communales et municipales de #2026.

Chacun est reparti convaincu qu’une démocratie qui ignore plus de la moitié de sa population avance comme un lampadaire sans ampoule, elle éclaire à peine.

Rendez-vous est pris pour 2026, à nous de jouer pour que la prochaine photo de famille politique soit enfin à l’image du Bénin tout entier.

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