
C’est autour de cette interrogation que le Dr Adanvo Isaac Houngnigbe, MD, MPH, spécialiste en santé publique, a animé notre session sur »Les Politiques Publiques en santé » lors de l’atelier de capacitation du programme Women Voice ForHealth. À travers son intervention, il a invité les participantes à sortir du « sentier classique » des diplômes pour se projeter dans une démarche plus proactive, faite de leadership, d’engagement citoyen et d’innovation.
La session a été l’occasion de revisiter les 6 piliers de la Santé Publique (ressources humaines, produits médicaux et technologies, systèmes d’information, prestations de services, financement, leadership et gouvernance) et de montrer comment ces fondements se traduisent concrètement dans notre contexte national.
Dr Houngnigbé a rappelé les avancées dans la lutte contre le paludisme et la Mortalité Maternelle, tout en soulignant la progression inquiétante des maladies non transmissibles comme l’hypertension et le diabète. Ces défis locaux s’inscrivent dans une dynamique mondiale marquée par la préparation aux pandémies, la résistance aux antimicrobiens, les impacts du Changement Climatique et la persistance des inégalités d’accès aux soins.
Au-delà des constats, un message central s’est dégagé : «La santé de demain s’écrit aujourd’hui, et nos bénéficiaires ont le stylo en main». Ces dernières ont été invitées à prendre conscience de leur triple légitimité : celle de futures professionnelles de santé, de femmes porteuses d’expériences et de regards spécifiques sur les enjeux touchant les filles et les mères, mais aussi de jeunes leaders porteur.es d’idées nouvelles. Leur voix est essentielle pour transformer les politiques en actions tangibles et pour influencer, dès maintenant, les décisions qui façonneront l’avenir de la santé.
Il est donc important de s’informer et s’éduquer en s’appropriant des outils comme le Plan National de Développement Sanitaire, en suivant l’actualité sanitaire ; s’engager dans le plaidoyer (rédiger une note, interpeller un élu, lancer une campagne) ; et enfin, bâtir des réseaux solides en intégrant des structures comme les COGECS, les associations étudiantes ou les réseaux professionnels.
Cette session aura permis de rappeler que le leadership en Santé Publique ne se limite pas aux salles de classe ou diplômes accumulés. Il s’incarne dans une posture active, dans la volonté d’apprendre, de s’engager, mais surtout dans la capacité à agir dès aujourd’hui pour bâtir un système de santé plus inclusif et résilient et c’est ce à quoi nous travaillons à WoPAs.

